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Rares sont les références « publiques » de procédés techniques brevetés ou des appellations commerciales de mélanges bitumineux spécifiques (type MPSCA) utilisés par les grandes entreprises de travaux publics.

Voici les détails sur ces deux appellations historiques :

1. Le procédé CANADER (et ses variantes)

Le nom « Canader » fait référence à une technique de béton bitumineux mince ou très mince renforcé par des fibres. Bien que le terme soit parfois utilisé de façon générique, il est historiquement lié à l’entreprise Jean Lefebvre (aujourd’hui intégrée au groupe Eurovia / Vinci).

  • Canader (Standard) : Un enrobé riche en liant, renforcé avec environ 1 % de fibres d’amiante chrysotile. Il était très prisé pour sa résistance à la fissuration et son imperméabilité.
  • Canader S : Une variante utilisée pour les couches de roulement nécessitant une plus grande souplesse.
  • Produits dérivés : On retrouve dans cette famille technique d’autres noms de procédés de l’époque (années 70-80) comme le Rénomastic ou certains types de Gripfibres (bien que ces derniers aient rapidement basculé vers des fibres synthétiques ou de la cellulose).

2. L’appellation ASPHAMIANTE

Ce terme était plus spécifique aux travaux d’étanchéité et de protection des ouvrages d’art (ponts, viaducs, parkings). Il désignait un mélange d’asphalte coulé et de fibres d’amiante.

  • Asphamiante (Type Ponts) : Utilisé comme couche d’étanchéité directement sur le béton des tabliers de ponts avant la pose de la couche de roulement.
  • Mastic Asphamiante : Un produit plus pâteux utilisé pour le pontage des joints de dilatation ou le colmatage de fissures larges sur des structures en béton.
  • Chapes Asphamiante : Des couches minces appliquées manuellement à la raclette pour l’étanchéité des trottoirs ou des caniveaux techniques.

3. Le produit phare : Le « FIBROBITUME »

C’est l’appellation la plus courante associée aux enrobés fibrés de la SCREG durant les « années amiante » (1970-1995).

  • Composition : Un mélange bitumineux enrichi en fines et renforcé par environ 1 % à 1,5 % de fibres d’amiante.
  • Usage : Principalement utilisé pour les couches de roulement minces et les zones subissant de fortes contraintes (virages serrés, zones de freinage, carrefours).
  • Particularité : Les fibres permettaient d’augmenter la teneur en bitume sans risque de ressuage (remontée de bitume liquide en surface), créant un tapis très « fermé » et imperméable.

  • Equivalent des FDS (Fiches de données sécurité) :
  • Rubrique : Informations de danger (Produits amiantés 1970-1995)
  • Identification : Mélange bitumineux renforcé aux fibres de Chrysotile.
  • Dangers : H350 (Peut provoquer le cancer), H372 (Risque avéré pour les poumons par inhalation prolongée).
  • Composants : Bitume de distillation directe (4-7%), Granulats, Fibres d’amiante (1-1.5%).
  • Manipulation : Interdiction de fraisage à sec. Arrosage obligatoire. Port de masque P3 et combinaison type 5/6.

4. Les émulsions de collage et scellement

Pour la réparation des fissures, la SCREG utilisait des émulsions spécifiques qui pouvaient être dopées à l’amiante pour obtenir une texture pâteuse (thixotrope) :

  • Mastics de pontage : Utilisés pour « remplir » les fissures de retrait thermique sur les anciennes chaussées avant de poser un nouvel enrobé.
  • Émulsions renforcées : Souvent appliquées à la lance ou à la raclette, ces émulsions contenaient des fibres pour éviter que le produit ne s’échappe au fond de la fissure ou ne coule sur les côtés.

5. Les variantes techniques SCREG (Est, Ouest, Sud)1. Le produit phare : Le « FIBROBITUME »

C’est l’appellation la plus courante associée aux enrobés fibrés de la SCREG durant les « années amiante » (1970-1995).

  • Composition : Un mélange bitumineux enrichi en fines et renforcé par environ 1 % à 1,5 % de fibres d’amiante.
  • Usage : Principalement utilisé pour les couches de roulement minces et les zones subissant de fortes contraintes (virages serrés, zones de freinage, carrefours).
  • Particularité : Les fibres permettaient d’augmenter la teneur en bitume sans risque de ressuage (remontée de bitume liquide en surface), créant un tapis très « fermé » et imperméable.

5.1. Les émulsions de collage et scellement

Pour la réparation des fissures, la SCREG utilisait des émulsions spécifiques qui pouvaient être dopées à l’amiante pour obtenir une texture pâteuse (thixotrope) :

  • Mastics de pontage : Utilisés pour « remplir » les fissures de retrait thermique sur les anciennes chaussées avant de poser un nouvel enrobé.
  • Émulsions renforcées : Souvent appliquées à la lance ou à la raclette, ces émulsions contenaient des fibres pour éviter que le produit ne s’échappe au fond de la fissure ou ne coule sur les côtés.

5.2. Les variantes techniques SCREG (Est, Ouest, Sud)

La SCREG était organisée en filiales régionales qui avaient parfois leurs propres « recettes » locales basées sur des brevets du groupe :

Sandwich bitumineux : Des complexes multicouches où l’une des couches (souvent la couche de liaison) était un enrobé à l’amiante pour stopper la remontée des fissures de la base vers la surface.

Enrobés d’étanchéité : Pour les ouvrages d’art (ponts), la SCREG mettait en œuvre des asphaltes coulés à chaud contenant de l’amiante pour garantir une étanchéité parfaite du béton.

La SCREG était organisée en filiales régionales qui avaient parfois leurs propres « recettes » locales basées sur des brevets du groupe :

  • Enrobés d’étanchéité : Pour les ouvrages d’art (ponts), la SCREG mettait en œuvre des asphaltes coulés à chaud contenant de l’amiante pour garantir une étanchéité parfaite du béton.
  • Sandwich bitumineux : Des complexes multicouches où l’une des couches (souvent la couche de liaison) était un enrobé à l’amiante pour stopper la remontée des fissures de la base vers la surface.

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